08 juin

PANDEMIE D’HYSTERIE COLLECTIVE

Un triste fait divers aux U.S.A., sur lequel il appartiendra à la justice de ce pays de se prononcer (si elle en est encore capable dans le climat d’hystérie collective qu’il a pu susciter…), est le prétexte, dans le reste du monde, et, en particulier, chez nous, d’un déchaînement de haine à l’égard des forces de l’ordre, et, au-delà, d’une libération sans vergogne de la parole la plus authentiquement raciste envers « les blancs » -sommés de s’agenouiller (avant de recevoir le coup de grâce ?...), pour faire leur repentance des crimes sans nom qu’ils sont censés avoir commis….

On voit ainsi des dizaines de milliers de personnes bafouer ouvertement et impunément l’interdiction en vigueur des rassemblements –et, il faut rappeler à cet égard, qu’indépendamment même des règles exorbitantes issues de la « crise sanitaire », le droit pénal sanctionne, de toute façon, dans certaines conditions, la participation à des attroupements ou manifestations irréguliers, et, à plus forte raison, leur organisation : une fois de plus, on doit faire le constat d’un « deux poids, deux mesures », qui permet à des privilégiés d’échapper aux rigueurs de la loi commune… C’est le crédit de l’Etat qui est ainsi altéré, et, celui de ses représentants, ridiculisé –avec, en plus, pour les citoyens respectueux de l’ordre public –accablés, ces derniers mois, de contrôles vétilleux-, le sentiment, ravageur, de l’iniquité.

On voit de même des personnages connus pour leur hostilité forcenée à la France et à l’Occident se répandre sur des médias très complaisamment ouverts à leurs éructations –au risque, irresponsable, d’attiser les troubles et provoquer des drames sanglants-, en tenant un discours qui, dans d’autres bouches -en inversant, si l’on peut dire, les couleurs de peau, (puisque, pour ces gens-là et les nigauds qui leur font cortège, c’est maintenant le référent suprême…)-, serait immédiatement poursuivi pour ce qu’il est : du racisme à l’état pur, tombant sous le coup des textes qui répriment la provocation à la haine raciale. Là encore, c’est « deux poids, deux mesures », avec une application asymétrique de la loi, et, une véritable abdication de l‘Etat devant ses ennemis déclarés.

Si, pour ceux-là, la dénonciation des « violences policières » n’est qu’un vecteur au service de leur combat antifrançais, on reste confondu de voir avec quelle naïveté beaucoup d’autres se laissent instrumentalisés, sempiternels avatars de ces « idiots utiles » dont ricanait Lénine –jusqu’au « coup de pied de l’âne », propre à jeter de l’huile sur le feu, donné par le Défenseur des droits (de qui ??), avec des statistiques biaisées qui ne tiennent pas compte du contexte très difficile qui a été celui des forces de l’ordre depuis décembre 2019…

A cet égard, si, dans l’exercice de cette prérogative extraordinaire qu’est la détention de la force publique, des défaillances individuelles sont toujours possibles –sur le nombre d’occasions de sa mise en œuvre-, elles ne sauraient en aucun cas mettre en cause la légitimité et la nécessité de cette prérogative –et, encore moins, alimenter un procès envers l’institution elle-même (« violence systémique »…).

Tant par exigence démocratique que par intérêt bien compris de ses membres –dont le crédit ne peut que souffrir de telles défaillances quand elles sont avérées, et, par-là, altérer le respect et la confiance des citoyens à leur égard-, il importe que les conditions de formation (technique et morale), encadrement (à tous les étages de la hiérarchie) et discipline (impartialité des enquêtes et rigueur des sanctions) soient orientées vers la plus grande maîtrise possible de cet outil –nécessaire à la protection publique mais risqué dans son emploi.

Il ne faut pas, à ce sujet, perdre de vue que ceux qui ont à redouter l’intervention des forces de l’ordre ne se prêtent pas dans tous les cas spontanément et aimablement à celle-ci : loin de là !... Dans un contexte de violence, l’usage de la force est légitime et nécessaire et ne peut, évidemment, pas toujours éviter d’être lui-même une violence. A cet égard, certains lieux et certains milieux sont, pour la Police et la Gendarmerie, de véritables territoires ennemis -à tout le moins, hostiles-, où ils sont exposés à des agressions, verbales et physiques de manière plus ou moins systématique dès qu’ils veulent remplir la mission que la société leur assigne ; avec, en cas d’incident, le relais de personnalités et réseaux prompts à les mettre en accusation, au mépris de tout respect de la présomption d’innocence et du travail de la justice quand elle est saisie.

On le voit encore avec l’absurde amalgame fait ces jours-ci entre l’affaire américaine en question et le dossier, en France, d’un délinquant multirécidiviste décédé dans le cadre d’une interpellation après avoir tenté de fuir des gendarmes : alors qu’une instruction est en cours –qui est en droit, le cas échéant, de prêter plus de foi aux expertises qu’elle ordonne contradictoirement dans les exigences des textes, plutôt qu’à celles que commande, unilatéralement et dans son intérêt, une partie civile…-, et qu’il appartient, dans un Etat de droit, à la Justice seule de se prononcer en pareil cas, en toute indépendance et sérénité, pétitionnaires et manifestants voudraient lui substituer le jugement de la rue –allant même jusqu’à forcer la porte d’un palais de justice et molester un procureur !

De telles dérives viennent, malheureusement, de loin et signent la démission de l’Etat de longue date : par complaisance idéologique (tiers-mondisme et antiracisme dévoyés, en particulier…), inconscience et pusillanimité, on a laissé prospérer les pires discours de haine envers la communauté nationale et ceux qui ont la charge de sa défense, et, des pans du territoire s’en retrancher de plus en plus : on ne fait, hélas, qu’en récolter sans doute es premiers fruits…

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