26 octobre

DUPOND-MORETTI VEUT CONFINER LES DELINQUANTS… DANS LEUR LIBERTE !

             Mme BELLOUBET avait couronné son lamentable, passage à la Chancellerie par une libération massive de détenus (plus de 13 000) sous un prétexte sanitaire totalement artificiel (le risque de contamination n’était, évidemment, pas lié au nombre de détenus présents, mais, aux seules précautions prises pour prévenir l‘entrée du virus de l’extérieur –et, de fait, celles adoptées par l’administration pénitentiaire se sont révélées efficaces, puisqu’il n’y a eu que peu de cas, bien maîtrisés : ce qui montre à quel point la ministre s’était moquée des Français, en jouant sur leur peur pour faire passer ce qui n’était, en réalité, que la concrétisation d’une pure vision idéologique anti-carcérale et anti-pénale !).

              Comme il était archi-prévisible et annoncé -car, casser le thermomètre n’a jamais fait tomber la fièvre !-, le nombre des détenus a recommencé, sans désemparer, d’augmenter, avec, entre autres, le flot des libérés « Belloubet » qui ont saisi l’aubaine pour reprendre leurs indécrottables habitudes.

              Scandale et angoisse pour Me DUPOND-MORETTI : il va décevoir ceux qui l’avaient applaudi à tout rompre dans les prisons à son arrivée… Il a donc trouvé, lui, une solution encore plus simple pour le même résultat, que sa collègue, manifestement sous l’égide de M. de la Palice : pour vider les prisons, il suffit… de ne pas les remplir !

              C’est ainsi qu’il vient d’envoyer une circulaire aux parquets pour leur demander de requérir au maximum la non-incarcération des malfaiteurs, en substituant à l’emprisonnement des mesures comme le bracelet électronique ou la « prison à domicile » (sic).

              Nos compatriotes –pour qui, à la différence d’un garde des sceaux qui se croit encore en train de plaider dans un prétoire-, l’insécurité n’est pas un « fantasme », un simple « sentiment » -mais une dure réalité vécue-, et, qui, comme le révèle le sondage publié ce jour par Le Figaro, placent désormais la délinquance comme l’une de leurs toutes premières inquiétudes, juste derrière le chômage, et, loin devant les autres, avec un bond spectaculaire à 50% d’entre eux depuis janvier (contre à peine 30% à cette époque), apprécieront le souverain mépris dont témoigne l’improbable ministre à leur égard…

              Ceux, aussi, qui ont le moindre souci de limiter la crise sanitaire ne pourront que constater la contradiction avec les objectifs qu’affiche le Gouvernement : il est bien évident que cette fraction de la population est sans doute, par définition, l’une des plus rétives aux normes et disciplines collectives : en confinant ainsi les délinquants… dans leur liberté, on accroît les risques potentiels de diffusion du virus avec d’éventuelles « bombes » biologiques parfaitement insoucieuses des précautions imposées…

              Et l’on aboutit à ce paradoxe –véritable défi à toute moralité publique-, qu’un malfaiteur, finalement, ne risquera guère plus que les millions de gens honnêtes et respectueux des lois, soumis, eux aussi –mais, sans avoir commis de crimes ou de délits !-, à des contraintes analogues de confinement à domicile (au moins, une partie du temps)…

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