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28 novembre

VIDEO LYNCHAGE

Alors que quatre policiers viennent d’être mis en garde à vue et que l’enquête sur les faits qui leur sont reprochés ne fait que commencer, M. MACRON a cru devoir joindre sa voix à la meute médiatique qui les a d’emblée déclarés coupables au seul vu d’une vidéo, en les accablant publiquement et en piétinant leur présomption d’innocence ; c’est, de sa part, bafouer la séparation des pouvoirs et trahir sa mission constitutionnelle de garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire (à l’instar de son prédécesseur en pareille circonstance –précédent qui n’excuse rien, d’autant que ce n’est pas la première fois).

On se souvient du courroux rubicond d’un célèbre avocat, qui avait naguère son rond de serviette dans les médias, devant ce genre de comportement, et, des fortes paroles aboyées dans ces occasions pour rappeler au respect de la présomption d’innocence et dénoncer ce type de lynchage… : mais, aux dernières nouvelles, il serait devenu muet par suite d’une nomination au ministère de la justice, cautionnant ainsi maintenant les dévoiements qu’il dénonçait…

Pour de misérables calculs politiques, et, par un panurgisme indigne, les plus hauts responsables de l’Etat prêtent ainsi la main à la violation des principes fondamentaux de notre droit, et, à une campagne de déstabilisation des forces de l’ordre, ravageuse pour l’autorité de l’Etat, orchestrée par des mouvements idéologiques acharnés de longue date à la saper.

Dans le contexte présent -avec, en particulier, la menace terroriste-, c’est là une attitude irresponsable.

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