14 octobre

MINISTRE DE L’ANTIJUSTICE

Face à la manifestation unitaire exceptionnelle des policiers sous les fenêtres de Mme Taubira, le Président de la République et son gouvernement récoltent les fruits de leur inconscience et de leur irresponsabilité avec la désignation et le maintien dans son poste de celle qui est moins la ministre de la justice que de l’antijustice.

Tenant d’une idéologie antipénale désuète, en total décalage avec l’évolution des choses et la sensibilité ultra majoritaire de nos compatriotes, elle a témoigné, par les mots et par les actes, d’une obsession anticarcérale qui n’est plus, de nos jours, l’apanage que de cénacles marginaux autistiques, ou, d’un syndicat de magistrats, le S.M. (« syndicat du Mur »…), qui n’est en rien représentatif de l’immense majorité du corps judiciaire.

L’A.P.M. réaffirme avec force son attachement à la continuité de la chaîne pénale, et, son estime pour les forces de sécurité publique qui sont les partenaires naturels et respectés de l’autorité judiciaire.

Elle comprend leur exaspération actuelle –portée au comble avec l’absurde et ridicule provocation de la garde des sceaux, quand, après le drame de Saint-Ouen, elle a proposé que les permissionnaires soient désormais accompagnés de policiers : outre le total irréalisme pratique d’une idée aussi saugrenue, il est bien évident que, si l’on ne peut pas accorder à un détenu, en raison de son profil, une confiance suffisante dans la réussite de la mesure, il est du bon sens le plus élémentaire… de ne pas l’octroyer !

Elle appelle donc l’opinion à ne pas se tromper de cible (« pas d’amalgame !»). Et, les responsables des affaires publiques à rompre sans équivoque avec une politique schizophrénique qui cherche tout à la fois et en pleine contradiction, côté intérieur, à prendre des postures qui se voudraient « sécuritaires », et, côté justice, à laisser une ministre s’identifier à un discours et à une pratique qui en sont la négation même.

 
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