Dernières parutions

  • APRES L’EPHEMERE DE PAU jeudi, 22 juin 2017
    Après le départ de M. BAYROU -qui restera comme l’un des titulaires les plus brefs et les moins investis dans la fonction que l’on ait connus-, la désignation de son successeur soulève d’abord une interrogation institutionnelle : c’est, en effet, un mauvais coup pour l’autorité morale et le crédit du Conseil…
  • QUE RESTE-T-IL DE NOS BAYROU ? jeudi, 22 juin 2017
    M. Bayrou va donc rejoindre la galerie de portraits des ex-gardes des sceaux au rez-de-chaussée de l’hôtel du ministre, place Vendôme. En toute justice, il ne devrait avoir droit qu’à une miniature, eu égard, tant à la brièveté exceptionnelle de son passage qu’au désintérêt à peu près total dont ce…
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  • On nous avait promis, avec l’élection de M. MACRON, un « nouveau monde », où la « vieille politique », avec ses acteurs d’un autre âge –celui de nos « grands-mères » et de leurs « anciens francs », comme le disait l’un des ministres transfuges de son camp, avec…
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La continuité...dans l'erreur, c'est maintenant

La reconduction de Mme Taubira à la Justice ne peut qu'apparaître comme une véritable provocation à l'égard de l'immense majorité des Français dont elle a, par son discours et ses projets en matière pénale, heurté les plus profondes aspirations à la sécurité et à l'efficacité dans la lutte contre la délinquance.

Alors que, par leur vote, les citoyens de ce pays viennent de manifester une formidable défiance à l'égard des responsables de la politique suivie jusqu'ici, et, que la popularité prêtée au nouveau Premier ministre tenait bien moins à son bilan qu'à ses postures d'allure sécuritaire, à rebours de tout ce qu'incarnait la ministre -dont il avait été l'un des critiques les plus radicaux du projet de réforme pénale, en dénonçant "l'insuffisance" de son "socle de légitimité"-, outre que Mme Taubira venait de se discréditer aux frontières du ridicule dans l'"affaire des écoutes", son maintien à ce poste témoigne autant d'une incompréhensible incohérence que d'un solide mépris pour notre peuple. M. Valls a fait le choix (s'il en a eu la liberté...) de laisser ainsi le ministère de la justice sous l'emprise de la frénésie idéologique et de l'amateurisme débridé : il en aura les fruits.