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Le syndicat de la magistrature prend position pour la PMA ...!

DU « MUR DES CONS » AU « CORPS DU DELIT  (DELIRE ?...)»
 
​Plus que jamais campé devant son « mur des cons », le Syndicat de la Magistrature, qui s’apprête à tenir son prochain congrès sur le thème « Le corps du délit ou la libre disposition de soi » -ce qui est, d’ores et déjà, afficher la couleur !-, vient de prendre publiquement position pour l’ouverture « à toutes les femmes » de la procréation médicalement assistée (PMA), c’est-à-dire, concrètement, aux couples de même sexe.
​S’il est dans la vocation légitime d’une organisation professionnelle de magistrats de s’interroger sur des problématiques de société qui concernent l’office du juge et le droit qu’il doit appliquer, il est, d’évidence, contraire à l’obligation de réserve de prendre parti publiquement sur des sujets clivants et controversés en prenant le risque de heurter profondément la sensibilité d’une fraction – en l’occurrence, majoritaire-, des citoyens et justiciables de notre pays, et, de ce fait, d’altérer la confiance qu’ils peuvent avoir dans ceux qui les jugent.  
​Dans le cas présent, en effet, l’on est bien au-delà de la réflexion sur des questions de droit qui peuvent se poser à l’institution judiciaire, mais, dans une prise de position très idéologique, s’inscrivant manifestement dans l’action de groupes de pression très minoritaires, et, étrangère aux authentiques préoccupations d’ordre professionnel.
Si chacun, magistrat ou non, a le droit d’avoir une opinion à ce sujet à titre individuel,  engager l’image et le crédit du corps judiciaire auprès de l’opinion publique avec d’aussi provocatrices attitudes militantes, c’est manquer de respect pour la fonction et les obligations qu’elle impose à ses membres, que ce soit ou non dans un cadre syndical.
​Il n’appartient pas aux magistrats, sur des sujets qui n’intéressent pas directement leur pratique professionnelle et dont l’appréciation relève d’autres autorités dans l’Etat, d’afficher des engagements politiques, confessionnels ou, d’une manière générale, idéologiques : force est de constater que, dans toute son histoire, le Syndicat de la magistrature a fait fi de cette exigence déontologique fondamentale et que même le scandale du « mur des cons » -qui ne faisait que pousser cette dérive jusqu’à sa caricature-, ne lui aura pas servi de leçon.
 
22 octobre 2014