Dernières parutions

  • Ainsi, comme le révèle la Presse -et, comme ne le dément pas Mme Belloubet, même si elle cherche à donner du fait une présentation moins choquante-, la Chancellerie entend moduler les annonces relatives à la suppression de postes de juges d’instruction en fonction de la position électorale des candidats de…
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  • A la fin des années 1970, le nommé Jacques Bidalou, juge d’instance à Hayange, avait accoutumé de rendre des jugements extravagants, dans un esprit qu’on pourrait qualifier de « situationniste », qui mêlait outrance et dérision dans le détournement des principes juridiques pour des finalités idéologiques ; lorsqu’il lui vint, entre autres fantaisies,…
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  • En attendant le « Grenelle » annoncé par une sous-ministre -qui piétine, une fois de plus, allègrement les plates-bandes de sa collègue à la Justice sans que cette dernière semble s’en émouvoir-, les surenchères dans la plus crasse inculture juridique et linguistique vont bon train ; avec, entre autres, une forte pression de…
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Ferdinand LOP avait inscrit à son programme électoral « l’extinction du paupérisme après 10h. du soir ». Le Sénat semble lui emboîte le pas, puisqu’il vient, en somme, de décréter l’extinction du terrorisme le 21 décembre 2021 à minuit…

Ainsi, c’est officiel : le budget de la justice –qui, comme nul ne l’ignore, est pléthorique et surabonde de crédits inutiles, dont il est urgent de priver juridictions, prisons et autres services qui fonctionnent dans des conditions optimales de ressources, en personnels et en moyens matériels, et, à la satisfaction enthousiaste de leurs usagers…-, va être amputé de 160 millions d’euros.

Après le départ de M. BAYROU -qui restera comme l’un des titulaires les plus brefs et les moins investis dans la fonction que l’on ait connus-, la désignation de son successeur soulève d’abord une interrogation institutionnelle : c’est, en effet, un mauvais coup pour l’autorité morale et le crédit du Conseil constitutionnel que de voir l’un de ses membres, en cours de mandat, venir occuper un poste gouvernemental –mutatis mutandis, c’est, un peu, comme si, au cours d’un match de foot, l’arbitre venait endosser le maillot d’une des équipes et taper dans le ballon avec elle…

Le Conseil, en effet, surplombe l’ordre juridique français, dont il est un garant suprême : il n’est pas sain du tout que l’on puisse ainsi, avec un tel précédent, accréditer l’idée qu’il ne serait plus qu’un tremplin de carrière vers des responsabilités politiques au sein d’un exécutif, qu’il a, justement, pour mission de contrôler. Quelle peut être l’indépendance des membres du Conseil, et l’objectivité de leurs décisions, si l’on peut leur faire miroiter la possibilité de telles promotions ?!... C’est son image de « sage » au-dessus de la mêlée qui s’en trouve ainsi altérée.

Ce n’est donc pas de bon augure.

Pour le reste, il faudra savoir comment Mme BELLOUBET entend se positionner sur les questions essentielles de son ministère –et, d’abord, puisqu’elle est issue du parti socialiste, par rapport à la philosophie anti-pénale de Mme TAUBIRA à laquelle ce parti s’est trouvé associé lors du précédent quinquennat : c’est une rupture radicale qui doit à cet égard se mettre « en marche » ; et, assortie des moyens à la hauteur de la crise que connaissent aujourd’hui les juridictions : la ministre aura-t-elle le poids politique suffisant pour obtenir un budget en conséquence ? Ce n’est pas assuré, au vu de son parcours, et, la régression protocolaire du ministère de la justice –qui n’est plus « ministère d’Etat »-, en est peut-être le premier signe…