Dernières parutions

  •                 Par sa décision 2020-799 du 26 mars 2020 sur « la loi organique d’urgence pour faire face à l’épidémie de Covid-19, » le Conseil Constitutionnel vient donc, dans une indifférence presque générale, de valider un texte adopté dans des conditions qui violaient, de manière flagrante, évidente et grossière, les règles de…
    En savoir plus...
  • PRISONS : LE GRAND DECONFINEMENT jeudi, 26 mars 2020
    On s’y attendait, on l’avait prédit : c’est donc fait ! S’empressant de céder à l’appel de diverses organisations militantes, Mme Belloubet vient –on imagine avec quelle jubilation intérieure-, d’annoncer que, par ordonnance prise dans le cadre de l’ « état d’urgence sanitaire » et « pour éviter la propagation de l’épidémie » (sic), le Gouvernement…
    En savoir plus...
  • Pendant la crise, le virus de l‘idéologie continue de faire rage : on a vu ainsi un collectif d’avocats (dont le Syndicat des avocats de France), de promoteurs de la cause des détenus (L’observatoire international des prisons), et, de magistrats (dont le Syndicat de la magistrature), appeler les pouvoirs publics à…
    En savoir plus...

Adhérez à l'APM

Association Professionnelle des Magistrats - la nouvelle association professionnelle des magistrats

Les mouvements qui agitent les prisons ces jours-ci s’inscrivent dans un délitement institutionnel qui vient de loin.

En dehors de tout débat sur l’opportunité de construire un aéroport sur le site de Notre-Dame-des-Landes, la décision de M. Macron et de son gouvernement, tant par les conditions dans lesquelles elle est intervenue que par le message qu’elle envoie aux milieux de la délinquance et de la criminalité, attente gravement à l’autorité de l’Etat et au crédit de la loi dans ce pays.

Suite à la « restitution » faite, le 15 janvier dernier, par Mme Belloubet des cinq rapports qui lui ont été remis dans le cadre des « chantiers de la justice », on ne peut manquer, échaudé par les précédents d’opérations de communication à grand spectacle qui font un peu partie des figures imposées pour chaque titulaire de la fonction –et dont la caricature reste, dans l’escalade de l’enflure rhétorique, et, le décalage entre ambitions affichées et résultats concrets, celle dite « Justice du 21e siècle » de Mme Taubira-, d’éprouver d’emblée un certain scepticisme… Certaines propositions n’appellent pas, de prima facie, d’objections majeures, mais, d’autres, en revanche, sont inacceptables.