Dernières parutions

  • Le Président Macron a confirmé, hier, son intention (non dépourvue, au demeurant, d’ambiguïtés) de supprimer l’E.N.A., mais, selon ses propres termes… « entre autres » : ce qui ne peut que relancer la rumeur insistante d’une volonté de supprimer aussi l’Ecole Nationale de la Magistrature.
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  • Après l’agression sauvage de deux surveillants par un détenu islamiste au sein d’une « unité de vie familiale » dans l’établissement de Condé-sur-Sarthe, le Premier Ministre, devant l’évidence, a lui-même reconnu une « défaillance ».
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  • UN CONS. CONS. TRES POLITIQUE… jeudi, 14 février 2019
    Les derniers projets de nomination au Conseil constitutionnel annoncés soulèvent, une fois de plus et plus que jamais, de graves questions institutionnelles. On constate, en effet, qu’elles persistent d’évidence à faire prévaloir des logiques purement politiques, au mépris de ce qu’est devenu l’essentiel du rôle et de l’activité concrète du…
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Dernières parutions
29 décembre

Un président en fin de mandat, et, au dernier degré du discrédit personnel, qui, dans un ouvrage paru récemment, avait, au mépris de ses devoirs constitutionnels, manifesté son aversion pour les magistrats, a cru devoir faire ce bras d'honneur aux deux cours d'assises qui avaient condamné Mme Sauvage, comme aux deux juridictions de l'application des peines qui avaient jugé une libération anticipée injustifiée : il rejoint ainsi son prédécesseur Mitterrand - qui avait, sans vergogne, grâcié des clients de son garde des sceaux Badinter - dont une richissime trafiquante de drogue !-, dans le dévoiement de cette prérogative. Cette capitulation honteuse sous la pression d'une partie de l'opinion publique, mal informée et sans esprit critique, signe une nouvelle fois l'avilissementt de la fonction présidentielle dans notre pays -tandis que la consternante jobardise de divers responsables politiques à l'égard de cette meurtrière qui a cherché à gagner devant les médias la cause qu'elle avait perdue devant ceux, jurés populaires aussi bien que magistrats professionnels, qui ont mission de rendre la justice au nom de notre peuple, oblige à s'interroger sur leur sens des responsabilités : de la part de Hollande comme de tous, c' est un affligeant et très délétère signal envoyé à la société.

Les propos ahurissants tenus par M. HOLLANDE sur la magistrature dans un récent ouvrage publié ne signent pas seulement la médiocrité de caractère et la vulgarité de pensée d’un personnage qui a, manifestement, atteint depuis longtemps son plus haut niveau d’incompétence, elles représentent, de la part de celui qui est, de par la Constitution, le « garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire », une haute trahison de l’un de ses devoirs essentiels.

La décision de la Cour d'appel de Versailles, après un réquisitoire d'absolution civile pour Kerviel et d'inversion de la charge du préjudice au détriment de la Société générale, très largement suivi par l'arrêt, soulève quand même certaines questions juridiques et risque de susciter une grande incompréhension chez nos concitoyens -pour ceux, du moins, qui ne se sont pas laissé intoxiquer par les campagnes médiatiques de M. KERVEL et de son avocat.