Dernières parutions

  • CASSER LES CASSEURS jeudi, 03 mai 2018
    Les récents et graves incidents du 1er mai à Paris posent –outre la question ponctuelle de la carence des pouvoirs publics face à une menace précise et connue-, une fois de plus, après bien d’autres, celle de la répression de tels agissements commis en groupe dans l’espace public : c’est une…
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  • Le « mammouth » législatif présenté le 20 avril par la garde des sceaux appelle les brefs commentaires suivants, pour aller à l’essentiel, en passant sur l’ « emballage » médiatique, avec ses formules ronflantes –c’est la loi du genre-, qui feront, comme d’habitude, avec le recul et à l’aune des résultats effectifs, sourire…
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  • UNE SOUS-PROCEDURE CRIMINELLE lundi, 12 mars 2018
    L’annonce inopinée de la création d’un « tribunal criminel », qui récupèrerait plus de la moitié du contentieux des cours d’assises, n’a rien, en soi, d’une nouveauté : car, comme cela, semble avoir été oublié des médias, c’était l’objet -encore qu’avec des modalités différentes et une beaucoup plus grande cohérence-, d’un projet de…
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Dernières parutions

Alors que M. Hollande, tirant avec réalisme la leçon de quatre mois d’un débat –surréaliste-, au sujet de la déchéance de nationalité, venait expressément de clore le chapitre de la révision constitutionnelle -y compris sur le Conseil supérieur de la magistrature-, le Gouvernement et sa majorité ont, sans désemparer, remis la question à l’ordre du jour parlementaire : palinodie présidentielle, ou, cacophonie dans l’exécutif ?...

On ne peut qu’exprimer sa consternation devant la campagne d’opinion qui cherche à obtenir une grâce présidentielle en faveur de Mme Sauvage, condamnée pour le meurtre de son époux, et, on a toutes raisons de redouter que M. Hollande, une fois de plus, comme s’il n’avait rien retenu de la pitoyable « affaire Léonarda » -où on l’avait vu avilir sa fonction, et ridiculiser sa personne en s’abaissant (qui plus est, dans des conditions de dramatisation aussi incongrues, réservées habituellement aux événements majeurs de la vie nationale…), au niveau d’une petite pécore, fille de tricheurs qui avaient abusé de l’hospitalité française-, ne plie devant cet emballement médiatique, qui mêle démagogie compassionnelle, idéologie féministe dévoyée et grégarisme lacrymal irréfléchi.

La piteuse démission de Mme Taubira -dont la présence au Gouvernement faisait chaque jour un peu plus figure, non seulement d’incongruité dans un contexte de tension nationale où ses postures idéologiques anti-pénales frôlaient la trahison morale, mais, d’anomalie civique discréditant la fonction politique, par le mépris qu’elle affichait pour la plus élémentaire solidarité gouvernementale-, est une mesure de salubrité démocratique.