Dernières parutions

  • APRES L’EPHEMERE DE PAU jeudi, 22 juin 2017
    Après le départ de M. BAYROU -qui restera comme l’un des titulaires les plus brefs et les moins investis dans la fonction que l’on ait connus-, la désignation de son successeur soulève d’abord une interrogation institutionnelle : c’est, en effet, un mauvais coup pour l’autorité morale et le crédit du Conseil…
  • QUE RESTE-T-IL DE NOS BAYROU ? jeudi, 22 juin 2017
    M. Bayrou va donc rejoindre la galerie de portraits des ex-gardes des sceaux au rez-de-chaussée de l’hôtel du ministre, place Vendôme. En toute justice, il ne devrait avoir droit qu’à une miniature, eu égard, tant à la brièveté exceptionnelle de son passage qu’au désintérêt à peu près total dont ce…
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  • On nous avait promis, avec l’élection de M. MACRON, un « nouveau monde », où la « vieille politique », avec ses acteurs d’un autre âge –celui de nos « grands-mères » et de leurs « anciens francs », comme le disait l’un des ministres transfuges de son camp, avec…
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29 décembre

Un président en fin de mandat, et, au dernier degré du discrédit personnel, qui, dans un ouvrage paru récemment, avait, au mépris de ses devoirs constitutionnels, manifesté son aversion pour les magistrats, a cru devoir faire ce bras d'honneur aux deux cours d'assises qui avaient condamné Mme Sauvage, comme aux deux juridictions de l'application des peines qui avaient jugé une libération anticipée injustifiée : il rejoint ainsi son prédécesseur Mitterrand - qui avait, sans vergogne, grâcié des clients de son garde des sceaux Badinter - dont une richissime trafiquante de drogue !-, dans le dévoiement de cette prérogative. Cette capitulation honteuse sous la pression d'une partie de l'opinion publique, mal informée et sans esprit critique, signe une nouvelle fois l'avilissementt de la fonction présidentielle dans notre pays -tandis que la consternante jobardise de divers responsables politiques à l'égard de cette meurtrière qui a cherché à gagner devant les médias la cause qu'elle avait perdue devant ceux, jurés populaires aussi bien que magistrats professionnels, qui ont mission de rendre la justice au nom de notre peuple, oblige à s'interroger sur leur sens des responsabilités : de la part de Hollande comme de tous, c' est un affligeant et très délétère signal envoyé à la société.

Les propos ahurissants tenus par M. HOLLANDE sur la magistrature dans un récent ouvrage publié ne signent pas seulement la médiocrité de caractère et la vulgarité de pensée d’un personnage qui a, manifestement, atteint depuis longtemps son plus haut niveau d’incompétence, elles représentent, de la part de celui qui est, de par la Constitution, le « garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire », une haute trahison de l’un de ses devoirs essentiels.

La décision de la Cour d'appel de Versailles, après un réquisitoire d'absolution civile pour Kerviel et d'inversion de la charge du préjudice au détriment de la Société générale, très largement suivi par l'arrêt, soulève quand même certaines questions juridiques et risque de susciter une grande incompréhension chez nos concitoyens -pour ceux, du moins, qui ne se sont pas laissé intoxiquer par les campagnes médiatiques de M. KERVEL et de son avocat.