Dernières parutions

  •                 Par sa décision 2020-799 du 26 mars 2020 sur « la loi organique d’urgence pour faire face à l’épidémie de Covid-19, » le Conseil Constitutionnel vient donc, dans une indifférence presque générale, de valider un texte adopté dans des conditions qui violaient, de manière flagrante, évidente et grossière, les règles de…
    En savoir plus...
  • PRISONS : LE GRAND DECONFINEMENT jeudi, 26 mars 2020
    On s’y attendait, on l’avait prédit : c’est donc fait ! S’empressant de céder à l’appel de diverses organisations militantes, Mme Belloubet vient –on imagine avec quelle jubilation intérieure-, d’annoncer que, par ordonnance prise dans le cadre de l’ « état d’urgence sanitaire » et « pour éviter la propagation de l’épidémie » (sic), le Gouvernement…
    En savoir plus...
  • Pendant la crise, le virus de l‘idéologie continue de faire rage : on a vu ainsi un collectif d’avocats (dont le Syndicat des avocats de France), de promoteurs de la cause des détenus (L’observatoire international des prisons), et, de magistrats (dont le Syndicat de la magistrature), appeler les pouvoirs publics à…
    En savoir plus...

Adhérez à l'APM

Association Professionnelle des Magistrats - la nouvelle association professionnelle des magistrats

Le « Grenelle des violences faites aux femmes » s’est achevé, point d’orgue d’une opération de communication gouvernementale à grand spectacle, où la justice aura fait figure à la fois de figurante (à travers la ministre censée la représenter, éclipsée par plus flamboyante et intrusive qu’elle…), et, de principale accusée (à coups de pseudo-statistiques et d’affaires isolées montées en épingle pour les besoins de la cause, sans aucune considération pour les réalités du terrain et les actions conduites de plus longue date, les pouvoirs publics –Mme Belloubet, cette fois, n’ayant pas été en reste-, ont accrédité l’idée que membres des forces de l’ordre et magistrats n’étaient en somme que des incompétents qui ne connaissaient rien au sujet, et, des irresponsables, complices objectifs des assassins de malheureuses victimes, par incurie, inconscience ou indifférence…). Sur la toile de fond d’un déchaînement hystérique de groupes de pression qui ont fait, d’une question légitime de sécurité publique, un pur enjeu idéologique et militant –ayant même réussi, inculture crasse et suivisme timoré des milieux politiques et médiatiques aidant, à imposer l’absurde terme de « féminicide » (assez sots pour y voir sans doute le pendant, pour le genre féminin… d’ « homicide », qui, dans leur esprit, on l’imagine, doit être associé au seul genre masculin !).

Le tragique attentat au couteau commis à Londres par un islamiste libéré sous bracelet électronique vient démontrer, s’il le fallait encore, la dangereuse illusion cultivée par le Gouvernement et sa majorité qui les a conduits, avec la loi de programmation pour la justice 2018-2022, à vouloir, dans leur phobie anti-carcérale, le développement massif de cette mesure, tant à titre provisoire (assignation à résidence sous surveillance électronique) que comme modalité d’aménagement ab initio ou de libération supposée « sous contrainte » (détention à domicile sous surveillance électronique).

Ainsi, comme le révèle la Presse -et, comme ne le dément pas Mme Belloubet, même si elle cherche à donner du fait une présentation moins choquante-, la Chancellerie entend moduler les annonces relatives à la suppression de postes de juges d’instruction en fonction de la position électorale des candidats de la « République en marche » aux prochaines municipales…