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Affamé de présence médiatique, l’avocat qui se retrouve aujourd’hui ministre de la justice, veut maintenant, manifestement, « renvoyer l’ascenseur » à ceux qui lui avaient ouvert les portes de la notoriété, en faisant rentrer micros et caméras dans les audiences.

Suite à la révélation d’une enquête préliminaire conduite pendant une demi-douzaine d’années par le Parquet national financier au sujet d’une « fuite » soupçonnée dans un dossier concernant M. Sarkozy et certaines personnes autour de lui (dont un avocat et un magistrat), quelques « ténors » du Barreau, qui avaient été mis sous surveillance (on avait, manifestement, des raisons de penser que cette « fuite » venait de milieux judiciaires et pouvait résulter de collusions entre certains avocats et certains magistrats), avaient engagé des procédures -s’estimant sans doute au-dessus des lois (et, détail savoureux, c’était les mêmes qui sont prompts, à l’occasion, à hurler à la mort quand leurs clients sont victimes de violations du secret de l’enquête et de l’instruction, réclamant alors à cor et à cris investigations et sanctions, et, se plaignant à l’envi qu’il n’y aurait « jamais aucune suite »…). Parmi ces plaignants, se trouvait alors Me Éric Dupond-Moretti ; qui, nommé ministre de la justice s’est désisté de son action pour sauver un minimum les apparences dans l’évident conflit d’intérêt….

On pouvait s’attendre à ce que Me DUPONT-MORETTI nommât à la direction de l’E.N.M. un de ses anciens clients… : ce sera peut-être pour celle de l’Ecole Nationale de l’Administration Pénitentiaire… : quand sont franchies les bornes de la provocation, il n’y a plus de limites…