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« Ils » sont donc « passés », une fois de plus, ridiculisant les téméraires fanfaronnades d’un Président qui s’était pris pour le futur Maréchal Joffre à la veille de la bataille de la Marne…

             Mme BELLOUBET avait couronné son lamentable, passage à la Chancellerie par une libération massive de détenus (plus de 13 000) sous un prétexte sanitaire totalement artificiel (le risque de contamination n’était, évidemment, pas lié au nombre de détenus présents, mais, aux seules précautions prises pour prévenir l‘entrée du virus de l’extérieur –et, de fait, celles adoptées par l’administration pénitentiaire se sont révélées efficaces, puisqu’il n’y a eu que peu de cas, bien maîtrisés : ce qui montre à quel point la ministre s’était moquée des Français, en jouant sur leur peur pour faire passer ce qui n’était, en réalité, que la concrétisation d’une pure vision idéologique anti-carcérale et anti-pénale !).

Une certaine presse a cru bon d’ironiser sur le désaveu, pour la Chancellerie, que constitue l’arrêt rendu le 20 octobre dernier par la Chambre criminelle de la Cour de Cassation, par lequel la Cour, jugeant « plus sévère » l’abaissement du seuil d’ « aménagement » des peines d’emprisonnement de deux ans à un an, décide qu’il faut, pour l’application dans le temps de cette (heureuse) disposition, se référer à la seule date des faits commis ; ce qui a pour conséquence de différer l’application effective de la réforme pour n’y soumettre que ceux qui auront été condamnés pour des faits commis après son entrée en vigueur, et, continuer –même pour longtemps-, à faire bénéficier du régime plus favorable ceux condamnés pour des infractions commises avant cette date, qu’ils soient ou non ex-Premiers ministres…