Aucun soldat n’accepterait de monter au front pour s’y faire tuer sous les ordres de généraux antimilitaristes, de cœur avec l’adversaire, qui afficheraient leur mépris pour le sacrifice de leurs hommes et s’appliqueraient à les désarmer…
Aucun soldat n’accepterait de monter au front pour s’y faire tuer sous les ordres de généraux antimilitaristes, de cœur avec l’adversaire, qui afficheraient leur mépris pour le sacrifice de leurs hommes et s’appliqueraient à les désarmer…
M. Macron a donc demandé à Mme Belloubet de « se pencher » sur le « dossier Traoré » -jusqu’à toucher le sol ?... On peut se le demander, puisqu’elle n’a pas craint, pour déférer à cette injonction –qui, une fois de plus, après l’ingérence présidentielle dans le cours de la Justice avec l’« affaire Halimi », témoigne du mépris élyséen pour les dispositions constitutionnelles qui font du Président le garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire-, d’avilir sa fonction jusqu’à solliciter une rencontre avec cette famille, au demeurant bien lestée de ses casiers judiciaires ; main tendue qui a été sèchement refusée : ce qui est, avec ce piteux camouflet, ajouter le ridicule à l’indignité. Le Président de la République, par garde des sceaux interposée, aura donc maintenant, lui aussi, sa Léonarda…
Un triste fait divers aux U.S.A., sur lequel il appartiendra à la justice de ce pays de se prononcer (si elle en est encore capable dans le climat d’hystérie collective qu’il a pu susciter…), est le prétexte, dans le reste du monde, et, en particulier, chez nous, d’un déchaînement de haine à l’égard des forces de l’ordre, et, au-delà, d’une libération sans vergogne de la parole la plus authentiquement raciste envers « les blancs » -sommés de s’agenouiller (avant de recevoir le coup de grâce ?...), pour faire leur repentance des crimes sans nom qu’ils sont censés avoir commis….