Les précautions verbales de M. Macron, qui relèvent de la prétérition, ne peuvent tromper personne : en s’exprimant (et qui plus est, en terre étrangère, au mépris du plus élémentaire sens national) sur une affaire de justice en cours pour dénigrer -implicitement mais sans la moindre équivoque-, la décision d’une juridiction, le Président de la République foule aux pieds la séparation des pouvoirs et trahit son devoir constitutionnel de garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire –en même temps qu’il étale sa méconnaissance crasse des règles et logiques juridiques.